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Le devoir de mémoire en Allemagne est clair et les crimes reconnues. Le Cambodge et la Turquie n’ont pas eu ce devoir de mémoire car ils n’ont pas été envahi ni occupé par une force international.
Il y a beaucoup a dire sur la Chine ou meme la Russie dans ce domaine aussi … Il y a eu des massacres équivalents a celui du Cambodge par exemple. La population a t-elle fait son devoir de mémoire ?Je n’en ai pas l’impression. Par exemple un russe que je connais pense que Staline est un grand leader. Pourtant c’est un type normal qui est meme diplomé d’une école d’ingénieur. Staline est admiré par 49% des russes d’apres un récent sondage !
]]>La reconnaissance du genocide armenien prendra du temps, elle doit passer par un dialogue fort et pleine de confiance entre turcs et armeniens, pas par des lois absurdes.
PS: Desole pour les fautes, je dispose d un clavier arabe…
Pensez vous interviewer des armeniens durant votre sejour?
Higuins
]]>Deuxièmement, je crois que l’on fait une grave erreur en taxant de négationnistes tous les historiens (d’ailleurs assez nombreux) qui refusent la « qualification » de génocide. La CIJ a récemment refusé d’imputer à la Serbie la responsabilité du génocide bosniaque. Les juges internationaux qui ont pris cette décision sont-ils des négationnistes à l’instar des racistes et antisémites odieux comme Robert Faurisson ou Henri Roques ?
On parle volontiers dans la presse occidentale de la condamnation (déplorable) de Hrant Dink, tout en occultant étrangement celle en France de Bernard Lewis parce que ce dernier après des années de recherche dans les archives ottomanes estimait (dans une interview publiée dans Le Monde) qu’il ne serait pas approprié et opportun d’utiliser le terme de « génocide » du fait que le gouvernement ottoman de 1915 n’avait pas agi dans le but d’exterminer les Arméniens. Pierre Nora qualifie la condamnation civile de Bernard Lewis de « terrorisme intellectuel ». Bernard Lewis, Gilles Veinstein, Robert Mantran, Louis Bazin, Maxime Rodinson (condamnés au silence par la censure ou par les Tribunaux) sont-ils tous des historiens racistes, anti-arméniens à la botte de la Turquie ? Et le gouvernement britannique, quand il soutient cette même position, se rend-il coupable de négationnisme ?
Personne, parmi les historiens précités et les historiens turcs, ne nie la tragédie vécue par les Arméniens, ni leur mémoire extrêmement douloureuse, ni la non-reconnaissance de ce drame par les autorités turques. S’agit-il pour autant d’un génocide ? Faut-il pour autant minimiser la tragédie vécue par les Turcs et leur mémoire ?
Quant à l’argument qui consiste à dire que toute tentative d’explication, tout débat est une forme subtile de négationnisme, que serait alors la démocratie sans le droit de défense au risque de se tromper ?
Maria Teresa Di Lascia disait : Il est bien plus difficile de démontrer l’innocence d’un innocent que de défendre un coupable.
P.S. : Je me permets de vous suggérer d’entrer en contact avec Ilber Ortayli, historien de renom et directeur du musée Topkapi à Istanbul.
]]>Le plus célèbre des intellectuels turcs réfutant la thèse du génocide arménien est Gündüz Aktan. Sa maîtrise du sujet et son expertise sont reconnues, notamment par ses adversaires. Une interview de cette personne serait très éclairante sur la réalité du débat en cours en Turquie.
Sinon, je rappelle ce mot de l’académicien français Pierre Nora : “Il est plus facile de débattre de la question arménienne à Istanbul qu’à Paris” (interview publiée le 12 mai 2006 dans le quotidien turc Zaman), en réaction à la tentative de censurer le débat historique en France.
Le collectif “Liberté pour l’Histoire”, qui rassemble plus de 600 historiens français, dont Pierre Nora, s’est élevé contre le projet de loi pénalisant la négation du génocide arménien.
Il serait en outre bon de se souvenir qu’en France des historiens de premier plan comme Gilles Veinstein et Bernard Lewis ont été la cible des militants arméniens pour avoir déclaré publiquement qu’il n’y avait pas eu de génocide arménien.
Bon courage !
]]>Je suis en france mais turc d’origine. Bon d’après ce que je viens de voir vous aborder le fait qu’il y a un génocide à part entière. Vous devez prendre plus de précaution, car dans l’esprit turc et aussi le mien, le doute persiste.
Désolé les arméniens, mais je suis conscient que comme l’a dit Orhan Pamuk, il y a eu des massacres qui relève du nettoyage ethnique à connotation génocidaire par endroit (voir la similitude avec le kossovo), plutôt que du génocide. La particularité du génocide est l’extermination totale de la population concerné et donc pourquoi, il y a eu des notes faisant allusion à la déportation.
Nous savons aussi que la la période avait radicaliser la position du mouvement jeune turc de l’époque qui voyait les populations non-turc comme un danger et cela ne facilite pas la tâche.
Bon sinon, les questions intéressante sont lors de l’execution des arméniens les enfants ont ils été systématiquement extérminés ?
Y a t’il eu des rescapés arméniens suite à une conversion à l’islam ?
Est ce que les ordres de déportations avaient pour but l’arrivée dans des camps de concentration ?
Est ce que toute la société turc (1915) de l’époque avait dans l’esprit d’éradiquer les non turc de la surface de la terre ?
Voilà les réponses aux questions que j’espère trouver sur votre blog.
cordialement,
erdal
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