Cambodge, une mémoire en question: jour 1/10

Nous débutons enfin, non sans difficulté, notre première séquence de video-blog-reportage, directement de Phnom Penh au Cambodge. Après presque 20h de voyage, une escale à Taipei, nous arrivons à destination à 12h heure locale ce dimanche (6h du matin, heure parisienne). Grosse chaleur, une de nos valises manquantes, quasiment 24h sans dormir et une connexion internet difficile ; ce qui ne nous a pas empêchés de rencontrer notre premier contact (Hisham Moussar d’une ONG cambodgienne relative au génocide) à 15h (heure locale) au restaurant La Tour sur les rives du Mékong.

Merci à Sacha pour sa bidouille microphonique (un micro directement branché sur un smartphone N90 mis à la disposition d’i-Marginal par Nokia France.).

NB : N’hésitez pas à réagir en commentaire.



19 réponses sur “Cambodge, une mémoire en question: jour 1/10”

  1. alors vous avez retrouvé votre deuxième valise ?

    je vous souhaite bon courage et une belle aventure !

    c’est quoi votre programme de demain ?

    bons bécots de France

  2. Ravie que tu sois bien arrivé au Cambodge.
    Bonne entrée en matière ! Je trouve que la suggestion de Hisham Moussar d’y aller « moderato » est excellente, car si le témoignage est nécessaire pour mieux comprendre l’horreur, le respect des sensibilités est fondamental. Réveiller des douleurs enfouies au plus profond peut s’avérer source d’une grande souffrance. Mais bon, pas de soucis à se faire à ce sujet, car ta sensibilité n’est pas à prouver et ton talent pour mener les interviews non plus !
    En attendant la suite… :-)

  3. Enfin le premier reportage, on est vraiment parmi vous, c’est génial. Je trouve que le témoignage d’Icham nous plonge bien dans la questiond e la mémoire et de la difficulté pour les témoins directs, et les victimes, d’en parler. Par contre, ce serait je pense très utile, au début de chaque vidéo, de rapeler les dates du génocide et le nombre de morts, ce que tout le monde n’a pas forcément en tête. En tout cas, c’est très réussi, on est très nombreux à vous suivre, et je vais de ce pas faire un post sur mon blog pour parler de votre reportage.
    uncle tom tom
    Pierre

  4. Bonjour,

    J’attends la suite de votre reportage avec impatience.
    Je voudrais connaître les actions entreprises par Hisham au sein de l’ONG dont il fait parti.

    merci et à bientôt

    Jean-Louis

  5. Merci pour ce témoignage. Comment se reconstruire après ça… ça qui relativise nos bobos. Est-ce qu’il y a un travail de résilience spécial qui est est fait avec les Cambodgiens ?
    Bon courage pour la suite du voyage.

  6. salut tristan

    super, tu es bien arrivé au cambodge!!!!

    déjà un très fort témoignage d’une grande aide pour aborder cette population touchée dans sa chair.
    une belle aventure vous attend..merci encore de nous la faire partager…

    mille bisous

  7. Hortense> Nous avons enfin récupéré notre valise… Pour le jour n°2, nous allons à l’inauguration du centre de mémoire visuelle que le rédacteur Rithy Panh lance le 4 décembre. Espérons qu’on arrive à lui parler.
    Mikiane> En fait, nous n’avons pas de plan préétabli, mais des pistes. On cherche à rester souple et réactif. Les interlocuteurs francophones au Cambodge sur le sujet sont assez rares…
    Tatihannah> Parfaitement d’accord avec toi. On va essayer de ne pas être poussif et de laisser les choses venir (tout en les sollicitant un peu). :)
    Pierre Cattan> On va essayer de donner plus d’information historique sur le sujet. En attendant pour ceux qui veulent se renseigner : http://www.blogtrotters.fr/sujet-le-genocide-khmer/
    Jean-Louis> Hisham nous aide énormément, on essayera de lui redonner la parole. Son association l’Adhoc signifie en anglais : Cambodian Human Rights and Development Association. Elle est très impliquée dans le processus judiciaire qui se met en place autour du génocide commis par les Khmers rouges.
    Meguini> Tu as l’oeil ! ;)
    JeanRem> La parole a du mal à s’exprimer. Il semble que ce travail de mémoire en soit encore à ses débuts. Nous essayerons d’évoquer au mieux cette problématique.
    fafa> Merci pour ton mot de soutien. :)

  8. Déjà du beau boulot les blog-trotters! Aurez-vous le temps d’aller dans les (ou un) villages, au coeur de la blessure, comme le suggère Hisham Moussar?

    Bon courage à vous deux

  9. Bonjour !

    J’attends avec impatience la mise en ligne du jour 2.
    Hisham Moussar est un interlocuteur précieux… Pouvez-vous organiser avec lui une visite de Phnom
    Penh à travers les lieux de mémoire du génocide…
    Merci! Bonne suite !

  10. Quelle chose étrange de voir que chaque génocide produit la même réaction sur les survivants: on refuse d’en parler, on se replie sur soi et on va même jusqu’à le nier.
    Comment expliquer ce phénomène?

    Est-ce que vous visiterez des lieux de déportation?

  11. Bernard> Merci pour le mot. On va effectivement essayer de visiter des villages. Nous attendons de trouver la bonne personne qui pourra nous y emmener.
    Nicole> Nous espérons pouvoir revoir Hisham dans un autre contexte. C’est un guide précieux. :)
    abadinte> Oui nous espérons pouvoir visiter le centre S21 où furent exterminés de nombreux Khmers.
    A tous> Nous espérons pouvoir mettre la prochaine video en ligne dès ce soir. Elle est déjà prête mais la connexion ici à Phnom Penh est très médiocre, voire irrégulière ce qui ralentit beaucoup la mise en ligne.

  12. Je salue votre démarche, bon courage à tous les deux… J’espère qu’au fil des jours vous allez transmettre de plus en plus de témoignages et que vous trouverez votre propre façon d’instaurer le dialogue avec vos interlocuteurs ….
    c’est dommage que les témoignages soient si courts….
    mais c’est déjà très émouvant… j’ai hâte d’en voir plus… et d’en savoir plus… j’attends vos nouvelles et je pense très très fort à vous.

  13. Salut Alban !

    Quel beau projet vous menez-là, le devoir de mémoire est indispensable dans ce monde où tout me semble fait pour oublier notre histoire, bravo et courage !

  14. anahita> Merci pour ton soutient, il nous va droit au cœur.
    Nicole Elkaïm> Merci, c’est exactement cette logique qui nous anime. Nous espérons pouvoir renouveler cette expérience à travers le globe.

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