La dictature vue par un proche de la junte militaire


Nous avons rencontré Juan Aberg Cobo, avocat et ami du tortionnaire Astiz. Il nous semblait important d’entendre ce que pouvait dire quelqu’un qui défend encore aujourd’hui la dictature militaire. Nous ne cautionnons évidemment pas ses propos, mais il révèle l’étendue du schisme qui existe entre une petite partie ultra conservatrice de l’Argentine et le reste du pays.
L’entretien est resté courtois malgré le caractère choquant de certains propos (remise en cause du nombre de disparus ou de nouveaux-nés kidnappés par les militaires).

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Au procès des tortionnaires de l’ESMA


Nous étions aujourd’hui au Tribunal fédéral de Buenos Aires où se tenait une audience sur les crimes commis par les militaires de l’ESMA. Nous avons eu la chance de croiser quelques instants Horacio Mendez Carreras, l’un des avocats des victimes françaises, lors d’une interruption de séance. Avec nous, dans le public, Ana-Maria Careaga, Lorena Balardini du Cels. Nous avons assité à l’audition de deux victimes, émigrées au Mexique, qui racontaient leur calvaire, via video conférence, devant un Cavallo impassible.

Pour suivre le procès au jour le jour, visitez le blog du CELS.

Les tortionnaires de l'ESMA
Les tortionnaires de l'ESMA par l'Instituto Memoria

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Le tortionnaire Cavallo blogue son procès


Nous venons de visiter le CELS (Centre d’études juridiques et sociales), une organisation non-gouvernementale qui travaille depuis 1979 à la promotion et la protection des droits de l’homme en Argentine. Le CELS joue un rôle important dans les procès qui se tiennent actuellement à Buenos Aires contre d’anciens responsables de la dictature. L’organisation regroupe de nombreux avocats très actifs dans les différents processus judiciaires en cours. L’enquêtrice du CELS, Lorena Balardini, a accepté de nous faire visiter son organisation. Nous la remercions chaleureusement pour sa gentillesse. Durant notre échange, elle nous a parlé de Ricardo Miguel Cavallo, un ancien tortionnaire de l’ESMA, accusé des pires crimes, et qui avec un cynisme ahurissant, blogue sa propagande durant son procès.

Extrait de la photo de Cavallo – AFP 2010

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Des ossements en quête de leur identité


L’Équipe argentine d’anthropologie médico-légale (l’EAAF) travaille depuis 1984 à l’identification des restes humains de ceux qui sont disparus durant la dictature. Ils sont solicités dans les différents procès d’anciens tortionnaires qui se tiennent actuellement à Buenos Aires. Nous avons eu la chance de pouvoir les rencontrer, de visiter leur laboratoire (en respectant certaines conditions) et de leur poser quelques questions sur leur travail. Nous remercions particulièrement Sofia Egana et Pablo Gallo pour leur accueil et leur disponibilité.

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Le Parc de la Mémoire, un cimetière sans morts

Nous étions au Parc de la Mémoire au nord de Buenos Aires, un lieu très impressionnant où des milliers de noms de disparus sont inscrits sur de grands murs. Eric Domergue, frère de disparu, nous a accompagné durant notre visite. Nous l’en remercions chaleureusement. Il a consacré un site à la mémoire de son frère, Yves Domergue.

Avec d’autres militants des droits de l’homme, il a également mis sur pieds un document sur les 18 disparus français, dont les noms sont présents au Mémorial.

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Les disparus de l’église de Santa Cruz

Nous rencontrions Ana Maria Careaga, militante des droits de l’homme et victime de la dictature. Enlevée à l’âge de 16 ans, elle a perdu son beau-frère et sa mère, Esther Ballestrino de Careaga, une des fondatrices des Mères de la place de Mai, enlevée le 8 décembre 1977 à l’église Santa Cruz avec 12 autres personnes dont les ressortissantes françaises Léonie Duquet et Alice Domon. Elles seront toutes torturées et jetées vivantes à la mer après avoir été dénoncées par Alfredo Astiz, actuellement jugé à Buenos Aires.

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L’ESMA, centre de torture devenu lieu de mémoire

La Escuela Superior de Mecánica de la Armada (école supérieure de mécanique de la Marine ou ESMA), était un des principaux centres de détention durant la dictature argentine. 5000 personnes passèrent par ce triste lieu avant d’être exécutées. Parmi elles, deux ressortissantes françaises, Léonie Duquet et Alice Domon. L’un des pires tortionnaires de l’ESMA, Alfredo Astiz, est actuellement jugé dans la capitale pour ses crimes.
Ce lieu a été et reste un endroit symbolique au centre d’enjeux de mémoires complexes. Il faudra attendre 2004, après une lutte acharnée, pour que le président Nestor Kirchner impose qu’on transforme l’ESMA en musée de la Mémoire dédié aux 30 000 disparus de la dictature.

Complément :

Plan géographique de la caserne des officiers à Buenos Aires, aussi dénommée « ESMA ». On note la signature d’Horacio Domingo Maggio en bas à droite, le supplicié qui rendit public, via l’AFP, les plans de l’ESMA, le 10 avril 1978. Ces documents proviennent des archives de l’Ambassade US à Buenos Aires.

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